Le préfet de la Corrèze vient d’ordonner, dans le cadre d’une politique nationale et 5 jours avant la trêve hivernale, la fin de l’hébergement de 40 personnes exilées, en grande difficulté dont des enfants. Cette décision a été prise en dépit de la loi qui protège les personnes en situation de vulnérabilité sociale et de santé. Cette mesure inhumaine, dangereuse est inacceptable et doit être dénoncée.
Cette dérive doit tous nous interpeller et nous inquiéter, dès maintenant et pour le futur, quant au respect des droits dans notre pays.
À la suite de cette information, le 17 octobre, nous décidons de profiter de l’hommage que chaque année nous rendons aux manifestants algériens massacrés le 17 0ctobre 61 à Paris par la police française pour nous rencontrer dans l’urgence. Nous nous retrouvons devant la stèle face à la médiathèque qui commémore l’événement.
Nous allons au plus pressé et décidons comment organiser la riposte avec les associations solidaires,les syndicats, les élus et politiques qui souhaitent se mobiliser. Nous nous retrouvons le samedi à la mairie de Tulle, RESF19, LDH, Secours Populaire, élus, syndicats, partis politiques, Soulèvements de la Terre19, autres associations et militants, citoyens, etc. Il est alors mis en place un collectif qui va faire appel à tous par la voie d’un tract (ci-joint), une entrevue est demandée au préfet le lundi soir suivant qui sera soutenue par un rassemblement devant la préfecture.
Lundi 23 au matin, 2 des 3 familles réfugiées menacées d’expulsion à Tulle ont été interviewées par une journaliste de La Montagne. Elles ont dit leurs parcours d’exilées et leur démarche pour faire valoir leurs droits à travailler, étudier, vivre en séjournant en France. L’échange s’est bien passé et devrait aider à humaniser les situations créées par les décisions politiques et administratives qui pourrissent leur vie. Ces interviews se sont faits en…
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