Le préfet de l’Hérault François-Xavier Lauch interdit le rassemblement de soutien à la Palestine prévue ce 28 octobre sur la place de la Comédie, à Montpellier. Il avait déjà pris un arrêté similaire la semaine dernière, mais il avait été cassé par le tribunal administratif et des milliers de personnes s’étaient rassemblées. Les arguments avancés pour justifier l’interdiction sont très douteux.
Le 24 octobre, lors d’une session parlementaire, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin fanfaronnait : « Nous avons été les seuls en Europe à le faire, nous avons interdit toutes les manifestations pro-Hamas ». Dans les faits, ce ne sont pas les manifestations pro-Hamas qui sont interdites, mais tous les rassemblements de soutien au peuple palestinien, pourtant menacé par un « nettoyage ethnique massif » pour reprendre les termes d’une experte indépendante des droits de l’homme de l’ONU. La volonté du gouvernement d’interdire automatiquement ces manifestations a été retoquée par le Conseil d’Etat, qui laisse cependant la possibilité aux préfets de prononcer des interdictions au cas par cas.
La semaine dernière, le préfet de l’Hérault avait déjà pris un arrêté d’interdiction d’une manifestation pro-Palestine, finalement cassé par le tribunal administratif, et 2 500 personnes avaient bel et bien exprimer leur colère à Montpellier. Il a récidivé en interdisant le rassemblement prévu le 28 octobre 2023 à partir de 15 heures sur la place de la Comédie, à Montpellier, notamment organisée par BDS 34 (Boycott-Désinvestissements-Sanctions). Selon nos informations, au recours n’aurait été déposé pour le moment.
Pour se justifier, le préfet de l’Hérault évoque pêle-mêle le « placement en garde à vue d’une personne pour menace de mort sur…
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Auteur: Le Poing

