Comment avez-vous écrit ce récit ?
Je suis parti sur une forme de journal de bord. L’idée était aussi de faire témoigner les gens proches de cette histoire et qui ont été indispensables dans ce combat, auprès de notre fils mais aussi de la famille. Je voulais aussi sensibiliser à cette maladie, brutale, qui arrive sans qu’on s’y attende et qui peut basculer en quelques heures. Nous, on a eu de la chance, d’autres moins, comme Kyara, qui témoigne dans le livre et a été amputée de ses deux jambes après une méningite. Ce livre, c’est aussi un hommage à l’hôpital, dans un moment où les soignants souffrent aussi. J’ai d’ailleurs invité le professeur Rémi Marianowski, chef de service ORL au CHU, à écrire la préface.
Vous avez laissé une part importante à l’illustration. Pourquoi ?
Je reste comme je suis, donc que du noir et blanc, ça ne m’allait pas ! Mon fils a été pris en charge à l’hôpital Morvan, un joli site que les gens ne connaissent pas vraiment : quand on y va, on est uniquement concentré sur le rendez-vous, la maladie ou le stationnement, mais on ne regarde pas. Alors je voulais le mettre en valeur. La couverture est faite par l’illustratrice Fabienne Léon, qui a aussi un handicap invisible dont elle a fait une force : elle a un problème de vue de naissance et ne peut pas dessiner en relief. Thierry Richard a, lui, fait des photos. Et il y a des dessins, de gens que je connais, et d’autres que je ne connais pas, après un appel lancé sur Facebook.
Vous vous êtes également trouvé une marraine de renom en la personne de Cléopâtre Darleux.
J’ai eu l’occasion de croiser plusieurs fois Cléopâtre, ancienne gardienne internationale du BBH. C’est quelqu’un qui défend les valeurs du bio, du local, qui vient à la ferme. Elle a été ambassadrice, il y a deux ans, de la campagne Bio Réflexe. Et son parcours en tant que femme, son combat pour reconnaître la maternité des sportives…
Auteur: Claude Morizur

