La réponse est venue du même podium, à vingt-quatre heures d’intervalle. Mardi, Donald Trump avait placé l’Iran devant une alternative brutale : conclure un accord avec Washington ou risquer l’« anéantissement ». Mercredi, Masoud Pezeshkian lui a répondu depuis la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies : « Nous ne courberons jamais l’échine et ne mettrons jamais un genou à terre ».
La scène avait quelque chose d’incongru. Sept mois après le début d’une guerre déclenchée par des frappes israélo-américaines contre son pays, le président iranien se trouvait sur le sol de son adversaire pour se défendre. Dans un discours largement consacré au conflit, M. Pezeshkian a retourné contre Washington l’accusation de terrorisme formulée la veille par le locataire de la Maison Blanche.
« Nous avons été victimes du terrorisme », a-t-il lancé, évoquant les enfants, scientifiques et civils iraniens tués depuis le début de la guerre. Montrant des photographies d’enfants morts dans le bombardement d’un complexe sportif, il a accusé les Etats-Unis et Israël d’avoir frappé écoles, universités, hôpitaux et infrastructures civiles. « Nous nous sommes seulement défendus. Nous ne sommes pas des terroristes », a-t-il affirmé.
Le président des États-Unis, Donald Trump, prend la parole lors du débat de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le 22 septembre 2026.
Pas besoin de « permission »
Face à un Donald Trump qui avait longuement énuméré la veille les capacités militaires iraniennes détruites dans les frappes depuis fin février, M. Pezeshkian a opposé à ce bilan la capacité de résistance de son pays.
« L’Iran doit être puissant pour ne pas être menacé », a-t-il déclaré. Sa puissance militaire, a-t-il assuré, est destinée à…
Auteur: Nations Unies FR
