La Macronie ne recule devant rien dans ses tentatives compulsives de diversion afin de tenter d’occulter sa grande impopularité. Avec ses séides, elle ne cesse de répéter sur tous les tons que la République est en danger. Sous-entendu qu’elle en constituerait le rempart le plus assuré : ne s’est-elle pas appelée La République en marche ? Se sentant qualifiée pour jouer l’arbitre des élégances républicaines, elle n’hésite pas à formuler des verdicts péremptoires, et quelque peu « disruptifs » pour l’occasion. Si la République se trouve en danger, ce n’est pas en raison des menées de l’extrême droite, ni en raison de l’extrême droitisation croissante de la droite se nommant républicaine, même pas en raison de l’essor d’idées communément jugées jusqu’alors nauséabondes.
Non, rien de tout cela ne serait en cause. Le motif des craintes exprimées est d’une tout autre nature, et, visiblement, bien plus alarmant. Le peuple conteste la politique du gouvernement ; des députés récalcitrants (on n’oserait pas dire insoumis, car ils ne sont pas les seuls, mais pas autant qu’on serait en droit de l’espérer) relaient les revendications de leurs concitoyens. En conséquence La France insoumise est exclue de l’arc républicain. Toujours la même antienne conduisant à préférer Hitler au Front populaire. Il faut rappeler que l’opération a déjà eu sa transcription électorale à l’occasion du deuxième tour de l’élection législative partielle en Ariège, intégrant même sans la moindre vergogne dans le front républicain ainsi constitué, pour faire barrage à la députée insoumise sortante, le Rassemblement national.
Un processus classique de délégitimation de celles et ceux qui ont l’outrecuidance de penser différemment.
En quoi consiste ce prétendu arc républicain, ainsi défini, convoqué par une Macronie à la dérive ? Il relève d’abord…
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Auteur: Francis Daspe

