LR&LP : Vous existez depuis cinq ans, quel premier bilan tirez vous de votre entrée dans la sphère syndicale?
Anne Le Corre : Le Printemps écologique a 5 ans, mais cela fait seulement 3 ans que l’on est habilité à présenter des candidats aux élections professionnelles, car il faut attendre deux ans pour y être autorisé.
En 2023, 70 % des CSE (Comité économique et social) étaient renouvelés. On a participé à environ 80 élections. Dans la plupart des cas, nous avons eu des élus, et sur certains, nous avons été majoritaires.
Aujourd’hui, on a près de 400 élus. On ouvre actuellement des sections syndicales en vue du prochain cycle d’élection qui aura lieu en 2027.
LR&LP : Qui sont vos syndiqués et dans quelles entreprises sont-ils élus?
Anne Le Corre : Nos listes font des très bons scores dans des entreprises qui n’ont pas forcément de culture syndicale. C’est notamment le cas pour OVH (fournisseur de serveur cloud), un groupe de 2000 salariés. C’était la première fois que des listes syndicales se présentaient.
On a eu de bons résultats dans certaines startup, dans des environnements peu syndiqués, ou encore chez Too Good To Go, Arkham Studio ou Ubisoft. On a également réussi à s’intégrer dans des entreprises avec de fortes cultures syndicales, chez Orange, Décathlon ou Nestlé par exemple.
On a aussi des listes qui se sont montées dans des secteurs industriels comme la métallurgie ou l’aéronautique, domaines au sein desquels les salariés sont soucieux de l’impact écologique de ce qu’ils produisent.
Le bilan est intéressant parce que la plupart de nos élus n’identifiaient pas l’outil syndical comme un outil d’engagement pour la lutte écologique. Beaucoup s’engagent pour la première fois avec nous.
Salariées syndiquées au Printemps Ecologique – Crédit : Juliette Imagery
LR&LP : Depuis votre création, sentez-vous une amélioration de la prise en compte des questions…
Auteur: Florian Grenon

