La multiplication des incendies, sécheresses et autres inondations commence à se faire sentir sur le budget logement des particuliers. Au-delà des sinistres, les tarifs des assurances multirisques habitation (MRH) qui couvrent, entre autres, les dégâts des eaux et incendies, ont fortement grimpé ces dernières années à cause des phénomènes naturels.
Selon le baromètre 2026 du comparateur d’assurances Assurland, la prime moyenne d’assurance habitation atteint 310 euros par an, contre 274 euros en 2025, soit une envolée de 13 % en un an. Les écarts territoriaux dessinent une sorte de petite géographie du risque : la Corse reste la plus chère, à 361 euros, suivie de l’Occitanie (346 euros), de la Nouvelle-Aquitaine (332 euros) et de Provence-Alpes-Côte d’Azur (331 euros). En région parisienne, les polices d’assurance augmentent en moyenne de 15 % pour atteindre 314 euros. À l’inverse, la Bretagne s’en tire à 244 euros. La hausse atteint même 20,2 % en Nouvelle-Aquitaine et 19 % en Bourgogne-Franche-Comté. Une maison coûte désormais en moyenne 422 euros à assurer, contre 200 euros pour un appartement.
Assurland met en cause la multiplication des catastrophes naturelles, mais aussi l’inflation des matériaux et des réparations. En 2025, les événements naturels ont coûté 5,2 milliards d’euros aux assureurs français, d’après le syndicat patronal France Assureurs, dont 2,2 milliards pour la seule grêle. Les services de réparation ont augmenté de 12,3 % entre fin 2021 et fin 2025 ; la menuiserie-charpenterie de près de 28 %. À mesure que la machine climatique se détraquera, la facture des ménages va flamber.
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