Réunis vendredi à New York pour commémorer la Journée internationale des Casques bleus, diplomates, officiers et familles endeuillées rendaient hommage aux soldats de la paix tombés sous le drapeau de l’ONU. La veille, un Casque bleu serbe de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) avait succombé à ses blessures suite à un tir de mortier contre sa position dans le sud du pays.
« Malheureusement, comme nous le rappellent les événements de cette semaine, les Casques bleus continuent de risquer leur vie au service de la paix », a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, après avoir déposé une gerbe devant le mémorial dédié aux près de 4 500 femmes et hommes morts au cours de près de huit décennies d’opérations de maintien de la paix.
Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, lors de la cérémonie de dépôt de gerbes en l’honneur des Casques bleus morts dans l’exercice de leur fonction, au Mémorial du maintien de la paix du siège de ONU, à New York.
L’hommage intervient à un moment délicat pour ces missions onusiennes. Contesté par certains, confronté à des contraintes budgétaires croissantes et à des conflits toujours plus fragmentés, le maintien de la paix demeure pourtant l’un des principaux instruments déployés par la communauté internationale dans les zones de crise. Plus de 50 000 militaires, policiers et personnels civils servent actuellement au sein de 11 missions réparties sur plusieurs continents.
« Partout dans le monde, le Casque bleu des Nations Unies est un symbole d’espoir pour les populations dans leurs heures les plus sombres », a affirmé M. Guterres. « Ils font reculer la violence, rendent possibles des solutions politiques, appuient des élections, acheminent l’aide humanitaire, déminent les terres ».
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Auteur: Nations Unies FR

