Piton de la Fournaise (La Réunion), reportage
Verre, aluminium, plastique, mégots et une multitude de mouchoirs. Du parking jusqu’au début du sentier qui descend vers le volcan, de nombreux déchets bordent le chemin rocailleux. Le site du Piton de la Fournaise vient de rouvrir après deux éruptions en début d’année particulièrement spectaculaires.
Touristes et locaux se pressent pour visiter ce site emblématique de La Réunion, le plus visité de l’île, avec en moyenne 350 000 personnes par an sur le point de vue panoramique du pas de Bellecombe-Jacob. Déjà, les traces de leur passage se multiplient, comme les inquiétudes pour l’équilibre écologique du lieu.
Le volcan fait partie de la culture locale, de l’identité réunionnaise. Quand il se réveille, une sorte d’effervescence s’empare de l’île. « Les anciens avaient peur du volcan, il y avait des légendes. Aujourd’hui, les Réunionnais n’en ont plus peur. Quand il y a une éruption, c’est cool », affirme Didier Permalnaïck, un enseignant venu avec sa famille pour la réouverture de l’enclos, l’espace autour du volcan.
Menaces écologiques
L’éruption, qui s’est terminée mi-avril, a duré deux mois. Le parcours de la lave a permis une observation facile : il était visible depuis la « route des laves », qui longe le flanc sud-est du volcan. Quand les coulées sont apparues et se sont dirigées vers l’océan, une foule de spectateurs s’est pressée tous les jours pour profiter du spectacle, certains restant sur la route, d’autres s’approchant parfois en bravant les interdits.
Dans les médias et sur les réseaux sociaux, les vidéos de la lave au contact de l’océan tournaient en boucle. « Il n’y a pas que des touristes pendant l’éruption, les Réunionnais y vont aussi, assure Didier. On en a déjà vu beaucoup et ce qui est important maintenant, c’est d’emmener nos enfants, pour leur montrer et les sensibiliser au…
Auteur: Lune Hornn

