Entre achats à outrance, entretien des stéréotypes et ravage sur l’environnement, l’industrie du jouet est à l’image de la société capitaliste moderne. Si les pouvoirs publics sont une nouvelle fois à blâmer pour leur complicité, il reste malgré tout possible de faire bouger les lignes à notre échelle, tout d’abord en prenant conscience de la situation.
Le jeu est bien sûr essentiel au développement de l’enfant, en revanche, la consommation démesurée d’objets ludiques, en particulier en occident, l’est beaucoup moins. Ce constat est par ailleurs devenu davantage palpable depuis l’avènement du plastique qui constitue l’immense majorité de la production.
Des quantités astronomiques de jouets finissent à la poubelle
Dès le début de leur vie, de nombreux Occidentaux sont déjà plongés dans le consumérisme le plus profond. Lorsqu’elles en ont les moyens, les familles ont en effet tendance à submerger leurs progénitures de jouets en tout genre. Selon une étude de l’ADEME, pas moins de 150 000 tonnes de jouets (soit environ 450 millions d’unité) sont ainsi mises sur le marché chaque année, rien qu’en France.
Si la consommation explose, c’est aussi parce que les Français jettent énormément des objets qu’ils achètent à leurs enfants. De ce fait, chaque année, on enregistre pas moins de 120 000 tonnes de déchets dans le secteur, soit l’équivalent de douze tours Eiffel.
Sept jouets sur dix ne sont en outre utilisés que pendant à peine huit mois. Et même si beaucoup de personnes font souvent l’effort de ne pas s’en débarrasser dans un premier temps (ils sont en moyenne gardés pendant dix ans), ils finissent bien régulièrement au bout du compte à la poubelle. Et c’est sans parler des emballages.
L’enfant modelé en futur consumériste
Bien sûr, les jouets peuvent effectivement changer en fonction de l’âge de l’enfant,…
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Auteur: Victoria Berni

