Décarboner le transport aérien : depuis plusieurs années, politiques et pontes du secteur aéronautique semblent n’avoir plus que ces mots à la bouche pour envisager la transformation de ce secteur responsable, à lui seul, de 3 à 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.
Quelques jours avant l’édition 2023 du Salon du Bourget, le gouvernement a d’ailleurs annoncé qu’une enveloppe de 200 millions d’euros allait être allouée au développement des biocarburants, avec le soutien affiché, entre autres, au projet BioTJet.
Accueilli en grande pompe, ce projet pourrait à première vue sembler prometteur. Piloté par Elyse Energy, spécialiste des carburants bas-carbone, BioTJet vise à implanter une usine de production de biocarburants à base de bois à Pardies, sur le bassin de Lacq, site industriel qui s’est développé grâce à l’exploitation du gisement de gaz de Lacq et l’industrie chimique, ce qui ferait du site des Pyrénées-Atlantiques le premier site de production durable pour l’aviation en France.
Prévue à l’horizon 2028, avec un début de construction annoncé pour 2025, l’usine devrait permettre, en sus des 700 emplois directs et indirects créés, de “fournir aux acteurs du transport aérien un volume de biokérosène durable équivalent à 30% de la consommation annuelle d’un aéroport comme Bordeaux Mérignac”, annoncent les porteurs de projet.
Une avancée notable, poursuivent-ils, soulignant que “l’utilisation du biokérosène avancé BioTJet réduira les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 70% en cycle de vie par rapport au kérosène conventionnel”.
Bassin industriel de Lacq – Coeur de Béarn
Un projet en faveur d’une aviation dite “verte” qui, sans surprise, peine pourtant à remporter l’adhésion des associations de préservation de l’environnement, parmi lesquelles Canopée – Forêts vivantes.
Spécialisée dans le plaidoyer pour la défense des…
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Auteur: Cecile Massin

