C’est un premier signal politique avant le verdict des urnes les 15 et 22 mars. Le Ministère de l’intérieur a publié le 28 février la liste des plus de 50 000 listes et 900 000 candidats qui prendront part au scrutin des municipales 2026. Un élément retient l’attention : l’étiquette politique que le ministère attribue à toutes les listes engagées dans les communes de plus de 3 500 habitants.
Un travail de fourmi dont les résultats divergent parfois fortement des chiffres revendiqués par les partis, plus élevés. Quand le Rassemblement national annonce par exemple présenter plus de 750 listes, la place Beauvau n’en décompte que 416, et à peine plus en tenant en compte de son allié l’UDR, le parti d’Éric Ciotti.
25 nuances politiques différentes
Alors, exagération des partis ou négligence du ministère ? Difficile à dire tant les spécificités locales rendent nécessairement imprécises les comptabilisations nationales. Cette année, le ministère a choisi de répartir les listes entre 25 nuances politiques, contre 15 pour les municipales de 2008. Une façon de tenir compte de la mouvance et de la fragilité des frontières politiques locales. Le signe, aussi, d’un émiettement du paysage qui complexifie encore un peu plus le travail.
Certaines nuances renvoient à des partis politiques établis (Renaissance, le Parti socialiste, Les Républicains…), d’autres à des alliances politiques (Union de la gauche, Union de la…
Auteur: Christian Mouly

