Le PS s’offre à Glucksmann en voulant échapper à Mélenchon

Raphaël Glucksmann a remporté la primaire PS/Place publique avec plus de 66 % des voix. Il y voit la fin de l’hégémonie de Jean-Luc Mélenchon sur la gauche. Mais les conséquences de cette victoire pourraient raconter tout autre chose. En laissant Glucksmann fixer les règles d’une primaire fermée, le PS a choisi de miser ses ressources sur un candidat qui appartient à un autre parti et refuse toute perspective d’alliance avec LFI. Après des années de déclin, les socialistes risquent donc de devenir les petites mains d’une campagne qui pourrait achever de les effacer. À gauche, les divisions restent profondes : les militants doivent choisir entre soutenir le candidat désigné et défendre leurs convictions, tandis que Marine Tondelier voit sa stratégie fragilisée et que l’aile droite des écologistes se rapproche déjà de Place publique. Mais pendant que les sociaux-démocrates s’enlisent dans les calculs d’appareil, les Insoumis continuent de gagner du terrain et de s’ancrer dans les mobilisations sociales. Glucksmann, lui, proclame la fin de l’hégémonie de Mélenchon tout en évitant les cortèges et les rendez-vous avec le peuple de gauche, qui n’hésite pas à le huer ou à l’enfariner lorsqu’il le croise. Pour celui qui prétend incarner la gauche, il reste un petit problème : encore faut-il pouvoir la rencontrer sans se faire expulser de son propre récit politique.

La suite est à lire sur: www.lemediatv.fr
Auteur: Le Média