Je joins le communiqué de presse émis hier (7 mai 2026) par le département d’État au sujet des nouvelles sanctions découlant du Décret exécutif du 1er mai. Il se passe de commentaires. Il est évident que Narco Rubio a les coudées franches pour parvenir à toucher son rêve personnel : obtenir la reddition de la Révolution cubaine, et que si, rien n’est fait pour y mettre obstacle, il continuera d’imposer sanction sur sanction à Cuba sous les prétextes les plus farfelues et surtout les plus mensongers.
Et s’il n’obtient pas la reddition de la Révolution cubaine, il vient d’obtenir aujourd’hui celle de la société canadienne Sherritt International Corporation, « désignée » nominalement dans ce paquet de sanctions, qui a annoncé qu’elle se retirait de Cuba. Or, c’est l’une des compagnies étrangères installées de très longue date sur l’île et qui avait donc résisté jusqu’ici aux entraves, menaces, obstacles de toutes sortes. Elle avait démarré dans la production de nickel-cobalt (Moa, dans l’Est du pays), mais s’était étendue ensuite à d’autres branches, dont la recherche de pétrole et la production de gaz (elle était associée à la compagnie mixte Energas, dont le bon fonctionnement est capital pour la résistance au blocus énergétique étasunien, puisqu’elle produit 10 p. 100 de l’électricité de l’île). Sanctionner nommément Sherrit n’est donc pas un hasard ! Sherrit explique que le nouveau Décret exécutif modifie de façon significative sa capacité d’opérer normalement à Cuba. Une autre compagnie osera-t-elle la remplacer ? Nul ne le sait. Comme on peut le constater, bien que sur le déclin, l’Empire continue de disposer de moyens de rétorsion que bien peu de gouvernements ou des compagnies ou d’entités financières osent braver. Exemple : l’encerclement énergétique. Depuis le début de l’année, depuis donc plus de cinq mois, aucun gouvernement ni aucune…
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