Au Sénat, le sénateur écologiste Akli Mellouli a proposé un texte de loi visant à rendre illégale l’évocation de la théorie du grand remplacement et celle de la remigration. Cette loi a été également proposée à l’Assemblée, portée par les députés Sabrina Sebaihi et Steevy Gustave. Alors que la ministre déléguée à la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, avait refusé en septembre de qualifier la théorie du grand remplacement comme une thèse « raciste », elle a assuré au Parisien ce dimanche que ces propos n’étaient pas « problématiques ». Les écologistes souhaitent avec cette loi « un arsenal juridique qui rappelle que la haine de l’autre est un délit et doit être condamnée », souligne le sénateur Akli Mellouli.
Une proposition de loi qui « rappelle que la haine de l’autre est un délit et doit être condamnée »
Cette proposition s’inscrit à la suite de l’attentat raciste survenu à Trappes le 23 octobre, provoquant la mort de Pengo Bossio Wangi et faisant 7 blessés. En effet, cet attentat soulève la responsabilité de certaines paroles racistes et xénophobes exprimées dans le débat public et dans les médias : « Le racisme ne naît pas de nulle part (…). Lorsqu’ils sont répétés, diffusés et banalisés dans l’espace public, ces discours contribuent à installer un climat de défiance et d’hostilité à l’égard de personnes en raison de leur origine réelle ou supposée », note le…
Auteur: Chiara Carbonnet
