Fin novembre 2025, on comptait plus de 140 000 réfugiés burundais en Tanzanie. Jusqu’à 17 000 personnes déclarent ne pas pouvoir rentrer chez elles par crainte pour leur sécurité ou en raison du risque de persécution politique. Parmi elles figurent des membres de l’opposition et d’anciens militaires.
« Les réfugiés expriment de plus en plus d’inquiétudes face aux retours forcés et aux mesures coercitives », a déclaré Bahia Egeh, de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) en Tanzanie. « Nous continuons de plaider contre toute mesure coercitive à l’encontre des réfugiés dans les camps ».
À ces préoccupations s’ajoutent des informations selon lesquelles, lors du processus de rapatriement en Tanzanie, des camps de réfugiés sont « démolis » et certains réfugiés burundais sont victimes de « mauvais traitements », a révélé le HCR cette semaine.
La position officielle de l’agence onusienne sur les rapatriements forcés est claire et fondée sur le droit international des réfugiés : les réfugiés et les demandeurs d’asile ne doivent pas être renvoyés dans un lieu où leur vie ou leur liberté seraient menacées.
Des vagues de déplacements
Nombre de réfugiés en Tanzanie ont déjà été réfugiés par le passé, ayant fui la guerre civile burundaise des années 1990 et du début des années 2000, avant de retourner au Burundi, puis de fuir à nouveau en 2015 lors d’une période de troubles politiques.
Il existe actuellement deux camps de réfugiés dans la région de Kigoma, au nord-ouest de la Tanzanie : Nduta et Nyarugusu, ce dernier étant le plus grand des deux.
De nombreux réfugiés cherchent à se reloger à Nyarugusu suite à l’annonce de la fermeture du camp de Nduta en mars. Mme Egeh a souligné que les conditions de vie dans ces camps sont « difficiles pour les réfugiés », dans un contexte de réduction du financement du HCR qui a affecté les services.
Entre 2002 et 2009, le HCR a facilité le…
Auteur: Nations Unies FR

