Après les Etats-Unis et l’Union européenne, au tour du Royaume-Uni d’accuser Google d’abus de sa position dominante dans la publicité en ligne, nouvelle estocade dans l’un des services historiques du géant californien et sa principale source de revenus.
Les conclusions de l’autorité britannique de la concurrence, la CMA, rendues après deux ans d’enquête, ne sont pour l’instant que « provisoires », en attendant les réponses qu’apportera Google.
Elles interviennent à trois jours de l’ouverture lundi aux Etats-Unis d’un retentissant procès lancé par le ministère de la Justice américain contre les technologies de vente de l’entreprise dans la publicité.
Et quelques mois après des conclusions similaires à celles de la CMA, rendues par la Commission européenne, qui pourraient aboutir à une lourde amende, voire à un démantèlement contraint de l’entreprise –l’arme de dernier recours.
La publicité en ligne reste la principale source de revenus de Google, qui vend de l’espace publicitaire sur ses propres sites et applications et sert d’intermédiaire entre les annonceurs et les sites ou applications tiers.
Les services fournis par l’entreprise comprennent les outils numériques pour gérer les espaces publicitaires, les outils pour gérer les campagnes automatisées et des bourses d’annonces pour l’achat et la vente d’espaces.
« Interprétations erronées »
Selon le régulateur britannique, le groupe de Mountain View « a abusé de sa position dominante en exploitant son serveur d’annonces pour éditeurs et ses outils d’achat afin de restreindre la concurrence au Royaume-Uni ».
En conséquence, les concurrents de Google n’ont pas pu « se battre à armes égales pour offrir aux éditeurs et aux annonceurs un service de meilleure qualité et plus compétitif ».
« Des milliers d’éditeurs et d’annonceurs britanniques » pourraient avoir été lésés, selon le régulateur.
« La CMA va…
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Auteur: AFP

