Après deux mois de périple à vélo, le « Relais Jeunes » est parvenu au terme de son aventure : sillonner à vélo les routes de Bruxelles à Toulouse, en passant par le Nord de la France puis tout le long de la côte atlantique pour questionner le rapport de notre société aux énergies fossiles.
« On a choisi de partir de Bruxelles pour la symbolique du Parlement Européen, et d’arriver à Toulouse, grande ville de l’aéronautique avec la présence d’Airbus consommatrice d’énergies fossiles » explique Pierre Wable, l’un des organisateurs du Relais Jeunes, pour La Relève et La Peste
Du 23 avril au 17 juin, ils sont allés à la rencontre des initiatives et acteurs locaux pour créer du lien entre les territoires, apprendre et sensibiliser sur les sujets énergétiques complexes et plus actuels que jamais, « mais surtout prouver qu’en 2023, on ne devrait vraiment pas avoir besoin de nouveaux forages ! »
Ne cherchez pas de vélos électriques sur leurs photos, ils ont pédalé à la seule force de leurs mollets ! Leur trajet symbolise la longueur du pipeline du projet EACOP opéré par TotalEnergies en Ouganda et en Tanzanie, une des bombes climatiques contre lesquelles une mobilisation internationale lutte depuis plusieurs années.
« Nous avons choisi de rejoindre cette lutte car TotalEnergies est une entreprise française. Il y a eu un appel des ougandais et des tanzaniens pour que les français leur viennent en aide face à la destruction de leurs parcs naturels et l’expulsion de milliers de personnes. Ce n’est pas parce qu’on vit dans le même pays que des oppresseurs qu’on ne peut pas se mobiliser et s’opposer à un projet écocidaire qui bafoue tous les droits humains » explique Alice Taieb, 23 ans, pour La Relève et La Peste

Pour mieux comprendre les enjeux liés à l’énergie, les jeunes (et moins jeunes, le doyen du groupe a 56 ans) ont visité de nombreuses structures productrices d’énergie…
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Auteur: Laurie Debove

