Le Repaire des contraires / Léa Rinaldi / 1 h 20.
Il en faut beaucoup pour faire peur à Neusa Thomasi, metteuse en scène d’origine brésilienne qui a élu domicile à Chanteloup-les-Vignes (Yvelines). Toutefois, elle craint le feu pour son chapiteau, comme on le constate dès les premières images du documentaire de Léa Rinaldi, Le Repaire des contraires, tourné sur cinq ans à partir de 2017.
Avec sa Compagnie des contraires – « les contraires produisent de la vie », dit-elle – Neusa Thomasi anime depuis 25 ans des ateliers de cirque et de théâtre pour les enfants de la ville, l’une des plus pauvres d’Île-de-France. En 1995, Matthieu Kassovitz y a tourné La Haine, qui reste dans les mémoires. Accessoirement, c’est la cité qu’a choisie Élisabeth Borne pour annoncer le 26 octobre ses mesures destinés aux quartiers populaires : pas sûr que ce soit aussi mémorable.
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Léa Rinaldi montre le travail qu’effectue Neusa Thomasi avec les enfants. Il faut de la patience, car beaucoup rencontrent des problèmes familiaux, sociaux ou psychologiques. La metteuse en scène n’en manque pas. Elle sait parler aux enfants, les prenant au sérieux tout en ne se départissant jamais d’un certain esprit de légèreté. Elle les guide dans leur apprentissage et les fait progresser. Leur travail débouche sur des représentations colorées, exigeantes, joyeuses. La cinéaste s’intéresse plus particulièrement à quelques enfants, dont Joachim.
L’être humain manque de passion. Ou quand il en a, il n’arrive pas à les…
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Auteur: Christophe Kantcheff

