Le retour du détroit de la peur

Le croiseur lance-missiles USS Princeton transitant par le détroit d’Ormuz en novembre 2017.

Photo : Kelsey J. Hockenberger

Ses « alliés », le numéro un américain les met lui-même entre guillemets, pour de vrai, dans un des nombreux messages courroucés dont il a le secret, lettres CAPITALES à l’appui. Dans un de ses tweet du 17 mars, sur son réseau Truth Social, son argumentaire donne en substance :

 on a dépensé des milliards pour protéger nos « alliés » (OTAN, Ukraine) ;
 ils ne font rien en retour, surtout au moment où ce serait utile (escorte de navires, déminage) ;
 je sais depuis longtemps que, si nous avions besoin d’aide, ils ne seraient pas là pour nous ;
 en fait, nous n’avons besoin de personne, parce que nous sommes la première puissance du monde ;
 et que nous sommes déjà venus à bout pour l’essentiel de l’Iran terroriste, en supprimant sa marine, son aviation, son artillerie, ses leaders…

Le 20 mars, le bouillant tweeter en a remis une couche : « Sans les USA, l’OTAN EST UN TIGRE DE PAPIER !(…) Des LACHES, et nous nous en SOUVIENDRONS ! ».

Lire aussi Bernard Hourcade, « Iran, l’heure de vérité », Le Monde diplomatique, mars 2026.

« S’il n’y a pas de réponse ou si la réponse est négative, je pense que ce sera très mauvais pour l’avenir de l’OTAN », a-t-il indiqué par avance au Financial Times, anticipant l’accueil très tiède des « alliés » — les défections les plus cuisantes ayant été celles de la France et du Royaume uni, qui possèdent les deux marines les plus conséquentes d’Europe, avec notamment des moyens de déminage — une spécialité militaire qu’ont abandonnée les forces américaines.

Vive force

La France « n’est pas partie prenante » dans cette guerre « qu’elle n’a pas choisi », a fait valoir M. Emmanuel Macron, à l’issue d’un conseil de…

La suite est à lire sur: blog.mondediplo.net
Auteur: Philippe Leymarie

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