La consigne en France : un manque de volonté politique
Il y a quelques jours, Citeo, entreprise à mission au service de la grande distribution pour l’accompagner dans la réduction de son impact environnemental, annonçait le retour de la consigne en verre dans 4 régions de France : les Pays de la Loire, la Bretagne, la Normandie et les Hauts-de-France.
Une expérimentation prévue pour 2025, dont les premiers emballages devraient être produits dès la fin 2024. Au total, 30 millions d’emballages de réemploi en verre seront mis sur le marché, pour environ 16 millions de consommateurs concernés, avec ce système appelé « ReUse ». Une initiative qui intervient pourtant trop tard et reste loin des objectifs selon Marine Bonavita, chargée de projets au sein de l’association Zero Waste France.
« Ce sont des effets d’annonce, qu’ils auraient dû faire il y a 5 ans. Aujourd’hui, on n’est plus du tout dans la phase d’expérimentation. Il y a déjà des régions qui sont extrêmement dynamiques sur la consigne. Il existe des initiatives partout sur le territoire, avec des systèmes qui fonctionnent déjà. Le véritable problème, c’est le manque de volonté politique et d’investissements », détaille-t-elle pour La Relève et la Peste.
Pour preuve, les territoires où les élus s’impliquent pleinement dans le développement du réemploi parviennent sans problème à intégrer ce système comme en région Provence-Alpes-Côtes-d’Azur avec « La Consigne de Provence », ou encore la société « Swiv » en Normandie. Les différents services des collectivités peuvent ainsi travailler main dans la main avec les associations et mettent en place des solutions les plus adaptées à l’échelle locale.
Selon l’ADEME, un scénario pourrait permettre d’obtenir entre 95 et 98% de taux de collecte des bouteilles en verre réemployables d’ici à 2029. La mise en place d’un tel dispositif est évalué à 379 millions…
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Auteur: Juliette Boffy

