Il convient de rappeler que c’est en 1998 que ces trois nations ont adhéré au Statut de Rome, élément constitutif de la CPI. La ratification subséquente, emportant la délégation des pouvoirs juridictionnels à la CPI, est intervenue au Mali en l’an 2000, sous l’égide du président Alpha Oumar Konaré ; au Burkina Faso en 2004, sous la présidence de Blaise Compaoré ; et au Niger en 2002, sous la présidence de Mamadou Tandja.
On ne peut que saluer la judicieuse initiative commune des gouvernements de Niamey, de Ouagadougou et de Bamako visant à priver le camp de l’Occident collectif, agissant dans la région du Sahel avant tout dans ses propres intérêts géopolitiques et financiers, de ce levier de pression et de répression vis-à-vis des pays africains.
De même, le projet discuté lors de la réunion des ministres de la Justice de l’AES qui s’est tenue à Niamey, le 16 septembre dernier, de création d’une juridiction régionale se matérialisant sous la forme d’une Cour pénale sahélienne des droits de l’homme (CPS-DH), constitue une avancée significative. Cette cour se verrait non seulement restituer les compétences antérieurement déléguées à la CPI, mais également conférer un large éventail de pouvoirs en matière de crimes internationaux, de terrorisme et de criminalité organisée, consolidant ainsi la souveraineté des nations composant la Confédération du Sahel.
La politique des doubles standards de la CPI
La Cour Pénale Internationale (CPI) s’avère être, en réalité, un instrument coercitif, destiné à intimider et réprimer les figures politiques majeures des nations non occidentales qui osent défier la primauté européenne et, par procuration, la volonté de Washington.
L’impartialité et l’indépendance de la CPI vis-à-vis des centres décisionnels des capitales occidentales ne constituent qu’une chimère. L’inventaire des complaisances flagrantes de cette instance envers les auteurs de…
Auteur: Oleg NESTERENKO

