Dans le mercato des européennes, le ralliement de Fabrice Leggeri au Rassemblement national n’est pas passé inaperçu. Ce haut fonctionnaire de 55 ans, énarque et normalien, a occupé de 2015 à 2022 la direction de Frontex, avant d’en démissionner. Il faisait alors l’objet d’une enquête disciplinaire de l’Office européen de lutte antifraude, Olaf. Un rapport non public lui reprochait de « ne pas avoir respecté les procédures, de s’être montré déloyal vis-à-vis de l’Union européenne » et d’être responsable d’un « mauvais management personnel ».
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Il était aussi couramment accusé par les ONG de tolérer des refoulements illégaux de migrants. C’est Bernard Cazeneuve, alors ministre de l’Intérieur, qui l’avait poussé à se présenter à la tête de cette agence européenne chargée du contrôle des frontières extérieures de l’UE. Jordan Bardella s’est félicité de cette recrue qui « agissait contre la submersion de l’Europe ». Le même Bardella qualifiait en 2019 l’Agence européenne d’« hôtesse d’accueil pour migrants […] qui finance des campements humanitaires ». En accueillant Leggeri à la troisième place de sa liste, il lui assure une retraite dorée.
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Auteur: Politis

