Depuis les succès électoraux du RN, les violences racistes déferlent dans le pays, comme le montrent les articles de médias indépendants comme Mediapart ou Streetpress. Tabassages racistes dans l’Ain, missives haineuses envoyées à des personnes racisées comme à Perpignan, chants nostalgiques de Pétain et violences dans le Nord contre des militants de gauche… La liste ne cesse de s’allonger.
Mais à écouter Marine Le Pen et Jordan Bardella, les éléments violents du RN se limitent à quelques « brebis galeuses » et « des moutons noirs », pour une majorité de « braves gens ». Les deux dirigeants du parti d’extrême-droite sont contraints de sortir de leur réserve à 48 h du second tour des élections. Mais c’est pour mieux minimiser les sorties racistes et diverses exactions de leurs membres, comme à leur habitude.
‘Une nette progression des violences d’extrême droite’ depuis 2015.
N. Lebourg
Le RN a pourtant un long passif avec les violences. Sur 9 500 actes de violences politiques entre 1986 et 2016, 1 305 d’entre eux sont imputables à l’extrême-droite, dont des membres ou des sympathisants du parti à la flamme, selon l’historien Nicolas Lebourg, spécialiste des différents courants des extrêmes droites européenne, qui a participé à l’étude « Violences et radicalité militante en France dans l’espace public », publiée en 2019 par un collectif de chercheurs. Encore faut-il soulever que ce nombre est loin d’être exhaustif. Le chercheur note « une nette progression des violences » depuis 2015, qui coïncide avec la date des attentats terroristes revendiqués par Daesh.
La prime à l’acte le plus violent
Les violences commises par des candidats du RN et ses militants ou sympathisants sont essentiellement liées au contexte électoral : « Typiquement, ce sont des agressions lors de collages d’affiches », observe Nicolas…
La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Nils Wilcke

