on retranscrit ce texte trouvé sur un autre mutu. A part son éloge final du conseillisme et son hommage à la république soviétique de 1917, qui marquent un désaccord dans nos lignes, nous le trouvons vraiment bien et même nécessaire. C’est politiquement extrêmement important que ce genre d’analyse parvienne à circuler dans cette période. Trop répétitivement, les pensées léninistes utilisent nos réactions émotionnelles aux horreurs des guerres bourgeoises pour nous forcer à adhérer à des lignes réactionnaires. Après la séquence post 7 octobre qui a vu les lignes d’autonomie de la classe être silenciées, on voit aujourd’hui les boutiques marxistes s’emparer de la « lutte pour le Rojava », et comme à l’époque, l’idée même d’une critique politique dans un moment de conflit est posée comme une ingominie. Nous pensons au contraire que l’ignominie est la mort des prolétaires dans des guerres qui ne regardent que leurs maîtres, et nous voulons ici crier notre rage de voir encore se reproduire les mêmes scénarios constamment, et d’assister impuissants aux mêmes prises de position nationalistes au sein du milieu militant dans le moment même où ces nationalismes révèlent leur monstruosité, comme si nous n’apprenions de rien. Il est temps d’arrêter de se solidariser des bourgeoisies, fermement et définitivement, pour ne plus collaborer aux massacres de nos frères et soeurs de classe. Solidarité, tristesse, rage avec les prolétaires du Rojava, avec ceux de la Syrie, et avec ceux du monde entier. Vive l’autonomie, vive la lutte prolétarienne, vivent le communisme et l’anarchisme.
PS : pour compléter ce texte, il est possible de lire cette brochure de 2016 : https://paris-luttes.info/IMG/pdf/lettre_a_des_amis_rojavistes.brochure_a5.pdf
I. L’histoire commence ici et maintenant : le Rojava comme aliénation présente
L’histoire est une, ici et maintenant. Cette banalité doit être réaffirmée…
Auteur: IAATA

