On connaît les histoires d’amour ou les textes empreints de nostalgie qu’il nous raconte. Moins ses convictions et son regard sur notre époque. Sur ces sujets, sa parole est rare, mais son regard fin, lucide. Michel Jonasz est venu nous dire qu’il ne se résignait pas.« Nous vivons une période cruciale”, alerte-t-il. “Notre monde est violent. Tout le monde se bat. Moi je regarde les actualités et je vois une contagion de peurs. On évoque la guerre mondiale, la guerre nucléaire. Si tout le monde parle de ça, ça peut arriver. » Pour sortir de ce climat anxiogène, Michel Jonasz croit à “la force de nos pensées, de nos émotions. »
Un autre monde est possible pour le chanteur, mais il devra venir des artistes. ” Notre rôle c’est d’être contagieux d’autre chose, d’une vraie joie de vivre, d’un amour de l’être humain et d’une fraternité. On ne peut pas survivre sinon ». Spirituel, il croit aussi à la force de la musique pour unir et recréer de la fraternité. “La chanson est un art populaire, parce qu’elle nous parle à tous, de ce que nous sommes. C’est comme un miroir”.
La musique pour transcender
En chanteur à texte, Michel Jonasz connaît le poids des mots et des chansons pour traverser des époques et les drames plus personnels. Une relation à la musique sans doute héritée de son histoire familiale. Il naît en 1947 à Drancy, dans une famille d’origine juive hongroise. Plusieurs membres de sa famille, dont ses…
La suite est à lire sur: www.publicsenat.fr
Auteur: Agathe Alabouvette

