Le sabot de Vénus, plante mystérieuse et bijou fragile des forêts

Cet article est publié en partenariat avec la Revue Salamandre


Val-de-Travers (Suisse), reportage

Ce jour de solstice estival commence du pied gauche. La météo du matin annoncée catastrophique a repoussé de quelques heures la sortie botanique. Mais les imposants nuages noirs n’arrivent finalement que l’après-midi aux portes du massif jurassien, alors que nous nous élançons enfin. Ciel farceur. En foulant le Val-de-Travers, de grosses gouttes s’écrasent au sol.

« Dans le lieu confidentiel qu’on va visiter, le sabot de Vénus [Cypripedium calceolus] fleurit en avril-mai, normalement. Mais ce printemps froid et pluvieux a décalé le calendrier. Ces fleurs peuvent s’épanouir deux semaines, comme deux jours seulement, et elles ne tiennent pas bien la pluie… », m’avait confié au téléphone Olivia Rusconi. Désormais collaboratrice scientifique à l’État de Neuchâtel (Suisse), elle a étudié durant six ans cette plante que beaucoup rêvent de rencontrer au moins une fois dans leur vie.

Notre chemin dessine des lacets dans une forêt luxuriante à la moiteur tropicale. Telles des pattes d’éléphant plantées sur un tapis de mousse, les troncs lisses des hêtres ruissellent. Dans pareil décor, il est facile d’imaginer rencontrer la fleur à l’allure exotique par un coup de foudre grandiose. « Le sabot de Vénus est l’équivalent du panda pour les mammifères, explique la jeune botaniste. Cette plante patrimoniale qui s’est raréfiée est largement connue du public. On pourrait même parler d’un lien affectif, ce qui permet de soulever des fonds pour sa conservation. C’est une espèce parapluie : en la sauvegardant, on protège tout un cortège d’organismes liés au même milieu. »

Mystère à démêler

Dans le prolongement de son travail de master, qui visait à identifier des sites de réintroduction propices pour l’espèce, Olivia Rusconi a terminé une thèse de doctorat en 2023 au…

La suite est à lire sur: reporterre.net
Auteur:

Pour l’actu indépendante

🌍 Soutenez l’info libre. Gardez OnePlanète vivant et sans pub
→ ko-fi.com/oneplanetecom

Buy Me a Coffee at ko-fi.com