Cet arbre américain est devenu l’un des arbres les plus plantés en France. Retour sur un succès de plus en plus controversé.
Il est l’arbre le plus grand présent en France hexagonale. Le deuxième le plus planté. On le retrouve aussi dans les foyers à la période de Noël. Le sapin de Douglas est un arbre qui vient de loin, mais qui a connu un succès incontestable dans les forêts françaises. Certains s’en inquiètent en pointant notamment du doigt ses impacts néfastes sur la biodiversité. Retour sur l’histoire de cet arbre américain devenu omniprésent dans nos paysages et dans l’économie française du bois.
Un sapin américain présent sur tous les continents
Serge Muller, Fourni par l’auteur
Le sapin de Douglas (Pseudotsuga menziesii), communément appelé Douglas, est un conifère de la famille des Pinacées qui regroupe les sapins, épicéas, pins, mélèzes, etc. Il se distingue des espèces voisines par ses aiguilles planes, minces et souples, pointues, rétrécies à la base, de couleur vert foncé et rainurées sur le dessus, dégageant une odeur citronnée au froissement. Les cônes femelles pendants (les « pommes de pin ») sont portés par un court rameau et mesurent de 5 à 15 cm et présentent des appendices saillants à trois pointes, appliquées contre les écailles du cône. C’est l’un des conifères vendus comme « sapin de Noël », aux côtés de l’épicéa commun et du sapin de Nordmann.
Le Douglas est originaire de l’ouest de l’Amérique du nord, où il occupe une vaste aire de répartition depuis le Mexique au sud (où il co-habite avec une autre espèce voisine, Pseudotsuga macrocarpa) jusqu’à la province canadienne de Colombie britannique au nord. Son nom scientifique rend hommage à son découvreur, Archibald Menzies (1754-1842), membre de l’expédition…
Auteur: Guillaume Decocq, Professeur en sciences végétales et fongiques, directeur de l’UMR CNRS EDYSAN, Université de Picardie Jules Verne (UPJV)

