Deux skieuses de randonnée sont mortes le 22 février dans une avalanche en Haute-Savoie. Un bilan lourd, portant à 30 le nombre de personnes ayant perdu la vie dans des avalanches en France depuis le début de la saison. Un chiffre pourtant « dans la moyenne », d’après Nicolas Eckert, chercheur à l’Institut des géosciences de l’environnement à Grenoble.
Pourtant, intuitivement, le réchauffement du climat va de pair avec une perte de neige et donc avec une baisse du nombre d’avalanches. Un raisonnement qui fonctionne en partie, explique Nicolas Eckert : « Globalement, il y a moins d’avalanches, car elles diminuent à basse altitude et en fin de saison, faute de neige et avec une fonte plus précoce. »
Pour les Alpes françaises, le nombre moyen d’avalanches par hiver a baissé de près de 20 % entre 1980 et 2010, selon les derniers chiffres publiés en 2025. Une tendance qui s’est maintenue. Dans les massifs de basse altitude comme le massif vosgien, la réduction est plus forte. En revanche, leur nombre a augmenté dans les zones au-dessus de 2 000 mètres.
1 % des avalanches cause des accidents
Si cette hausse peut sembler paradoxale, elle s’explique par l’augmentation des chutes de neige à haute altitude pendant les mois plus froids, résultat de la hausse des précipitations sous l’effet du changement climatique. Or, de la neige et une pente de plus de 30° sont les conditions d’une avalanche. À cela s’ajoute une plus grande variation des températures. « Cette variabilité entraîne une fluctuation d’événements de pluie et de neige qui peut également favoriser le déclenchement des avalanches », complète Nicolas Eckert.
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Auteur: Magali Reinert

