13.400 euros mensuels : le boss du “syndicat” agricole productiviste est mieux payé que le ministre de l’agriculture
Le monde agricole est en crise. Entre les gros agro-industriels qui font fortune et accumulent les terres et les petits exploitants qui souffrent, il y a une lutte des classe au sein d’un même secteur. Il est pourtant présenté, à tort, comme homogène : c’est comme mettre sur le même plan les ouvriers d’une usine en crise et leur patron.
Selon l’Insee, le revenu moyen des agriculteurs exploitants une fois déduits leurs déficits était de 1.210 euros par mois en 2017. Et la situation ne cesse de se détériorer depuis, ce qui a conduit à l’explosion de colère que nous connaissons depuis des semaines.
Cette colère est instrumentalisée par la FNSEA, syndicat de l’agro-industrie, qui détourne l’attention des agriculteurs et de la population en dénonçant les «écologistes» et les «normes environnementales», plutôt que de s’en prendre au gouvernement, à la grande distribution ou au lobby des pesticides qui étranglent les agriculteurs.
Cette FNSEA, justement, est financée en grande partie par les cotisations syndicales de ses adhérents – 6,3 millions d’euros en 2020 – et des subventions publiques – 4,2 millions. En pendant que des petits paysans crèvent, les dirigeants de la FNSEA se gavent.
Dans une enquête parue en 2020, Mediapart révélait le train de de vie de la direction de la FNSEA. Le directeur de l’époque touchait 13.400 euros brut mensuels, et s’était augmenté son salaire de 22% dès son arrivée. Le directeur adjoint ? 9.600 euros brut à l’époque, augmenté de 30%. Le directeur du département «économie et développement durable» ? 7.500 euros brut, augmenté de 13%. Et tout ça avec l’argent donné par les agriculteurs aux syndicats et avec celui des impôts !
Si au moins la FNSEA défendait les intérêt des agriculteurs, mais non. Ce syndicat est le principal…
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Auteur: B

