La capacité d’une cellule à se déplacer sous-tend plusieurs processus biologiques, dont la cicatrisation et… le cancer. Au CNRS, plusieurs équipes s’efforcent d’en décrypter les mécanismes moléculaires.
Le phénomène est fascinant. Si on observe attentivement au microscope, pendant de longues minutes, une cellule fibroblaste de peau ou de cartilage en culture dans une boîte de Petri, on la voit ramper ! Et ce, d’elle-même, sans l’intervention d’agents externes, mais grâce à plusieurs processus cellulaires cycliques coordonnés, répétés en boucle.
Dans un premier temps, la cellule projette une extension large et plate qui s’ancre sur son support, formant ce qu’on appelle un « lamellipode ». Ensuite, la cellule se contracte. Ce faisant, elle décolle sa partie arrière. Puis ce cycle de protrusion, adhésion et contraction recommence, et la cellule avance sur le support… Un cycle assez similaire à la « marche » de l’escargot.
Un processus fondamental
Ce processus de motilité cellulaire, qu’on peut observer lorsque les cellules sont imbriquées dans des tissus, leur permet d’avancer de 10 à 15 micromètres (millièmes de millimètres) par minute. En comparaison, les spermatozoïdes, qui utilisent un tout autre mode de motilité (la nage, grâce à une sorte de queue appelée « flagelle »), peuvent se déplacer de 3 mm par minute,…
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