Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’était engagé devant le congrès des maires, en novembre, au versement d’une prime « régalienne » de 500 euros pour chaque édile, au titre de leur fonction d’agent de l’Etat. La mesure, finalement ajoutée au projet de loi de finances 2026 sous la forme d’un amendement porté par le gouvernement, a été adoptée ce mercredi après-midi par le Sénat après des débats assez houleux. En effet, de nombreux élus, issus de tous bords, ont dénoncé le caractère démagogique de ce coup de pouce, tout en votant la mesure.
« Il n’y a pas eu un enthousiasme délirant sur cette mesure et les maires ne font pas l’aumône. Ils ne courent pas après 500 euros, l’exercice de ces missions, ils le font avec engagement, sans rien demander. Ce que veulent les maires, c’est avant tout le pouvoir de faire et d’agir », a notamment relevé le sénateur macroniste Jean-Baptiste Lemoyne. Plusieurs parlementaires ont qualifié cette indemnité de « prime de Noël », dénonçant une logique managériale.
« Un geste humiliant »
« Ce petit geste n’est pas à la hauteur, voire quelque peu humiliant », a taclé l’écologiste Guillaume Gontard. « C’est la même prime pour tout le monde mais je peux vous dire que ce n’est pas la même chose d’être maire d’une grande ville ou d’une petite commune sans aucun service… », a-t-il également pointé. « Il y a une forme d’aberration. Les obligations…
Auteur: Romain David

