Un secteur mal contrôlé, et surtout, en plein essor. Dans un contexte de pénuries de généralistes, sans même parler de certaines spécialités en souffrance, la montée en puissance de la médecine esthétique ces dernières années a fini par se retrouver dans le collimateur du législateur. Les sénateurs ont adopté dans le projet de budget de la Sécurité sociale une disposition ce 23 novembre pour réguler davantage ce phénomène, avec l’espoir également de diminuer le nombre de candidats à son exercice.
Le sujet avait été inséré dans le projet de loi à l’initiative de l’Assemblée nationale, puis conservé dans la copie que le gouvernement a transmise au Sénat. L’article visait au départ à soumettre la pratique de la médecine esthétique à l’autorisation de l’agence régionale de santé (ARS), pour une durée de cinq ans, en fonction des « besoins médicaux de la population ».
Le mécanisme a évolué en séance au Sénat, à la suite de l’adoption d’un amendement de la rapporteure Corinne Imbert (apparentée LR) au nom de la commission des affaires sociales, et d’un amendement identique, déposé par le groupe socialiste. Fruit d’un compromis entre le gouvernement et l’ordre des médecins, il s’agit également d’une reprise de la proposition de loi « visant à limiter la fuite des médecins vers la médecine esthétique » déposée par le député (LR) Yannick Neuder, ancien ministre de la Santé.
Des actes qui…
Auteur: Guillaume Jacquot

