Après une semaine de réécriture, par une majorité de droite et du centre qui promettait de « nettoyer » un texte « baroque » voire « incohérent » revenu de l’Assemblée nationale, les sénateurs ont adopté ce 26 novembre le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026, par 196 voix contre 119. La gauche a voté contre un texte ayant fait disparaître, selon eux, les avancées obtenues par les députés. Les macronistes se sont abstenus, inquiets des faibles chances de l’émergence d’un compromis dans la suite de la navette parlementaire.
« Nous assumons nos choix, avec fierté et responsabilité au sein du groupe LR », a défendu la rapporteure Corinne Imbert, lors des explications de vote. Le texte adopté est notamment marqué par le retrait de la suspension de la réforme des retraites, concession du gouvernement aux socialistes dans le texte initial, mais aussi par le retour du gel des prestations sociales et des retraites. Seules les pensions de moins de 1 400 euros ont été exclues dans la version sénatoriale.
« Le Sénat et la majorité sénatoriale sont les seuls à se soucier d’économies »
Au total, le Sénat termine la discussion avec un projet de déficit des comptes sociaux, proche de la copie gouvernementale, à 17,6 milliards d’euros, quand le texte transmis par les députés, affichait un déficit à 24 milliards d’euros.
Le projet de loi amendé a fait disparaître la hausse de la CSG sur…
Auteur: Guillaume Jacquot

