Sans surprise, le Sénat a voté par 214 voix pour et 111 contre, le projet de loi d’urgence agricole, ce mardi 21 juillet en fin d’après-midi. Avec ce vote, le texte est désormais considéré comme définitivement adopté par le Parlement. 24 heures plus tôt, c’est l’Assemblée nationale qui s’est exprimée une dernière fois sur ce projet de loi, dans une atmosphère autrement plus tumultueuse, tant le volet du texte consacré aux pesticides a soulevé l’opposition des groupes de gauche et semé l’embarras au sein du bloc central.
Cette marche franchie – au prix d’une fracture du camp présidentiel – le vote du Sénat ne semblait plus qu’une simple formalité dans un hémicycle largement dominé par une majorité de droite et du centre, à l’origine, précisément, des dispositions les plus controversées du texte. « C’est ici, au Sénat, que s’achève ce chemin législatif, un parcours marqué par l’urgence puisqu’il ne se sera écoulé que six mois entre la conception d’un texte de 23 articles, et la fin de la navette parlementaire », a salué depuis la tribune Annie Genevard, la ministre de l’Agriculture.
« Madame la ministre, vous nous avez menti pendant des semaines »
Ce qui n’a pas empêché les élus écologistes et socialistes de se livrer à un dernier baroud d’honneur, dénonçant à tour de rôle les « reculs environnementaux » sanctionnés par ce projet de loi, alors que la France est en train de…
Auteur: Romain David

