« On est en train de parler de budget aujourd’hui sous-doté. Nous parlons de bonne gestion. Ouvrir des places en urgence coûte plus cher, vous savez que des places programmées. » Voici comme la sénatrice (Union centriste) Amel Gacquerre a résumé l’enjeu sur les moyens dédiés au financement de l’hébergement d’urgence. Lors des débats sur le budget 2026 ce 5 décembre, le Sénat a décidé de rehausser de près de 120 millions d’euros les fonds dédiés à cette politique, qui fait souvent l’objet de rallonges d’urgence. Preuve en est encore cette année avec un abondement de 100 millions d’euros dans le projet de loi de finances de fin de gestion adopté par le Parlement cette semaine
Dans le détail, l’hémicycle a voté un amendement, porté par deux commissions et le groupe écologiste, augmentant de 85 millions les crédits pour l’hébergement d’urgence, afin de « mettre en cohérence » les objectifs et les moyens.
Plus tôt, c’est un amendement commun aux groupes socialiste, communiste et RDPI (à majorité Renaissance) qui a été adopté en vue de créer 1 000 places d’hébergement pour les femmes proches de la maternité pour 14,6 millions d’euros. L’hémicycle a également donné son feu vert à la création de 2 000 places d’hébergement pour les femmes victimes de violence, pour 20 millions d’euros. « L’année dernière, un amendement de 20 millions d’euros permettant la création de 2 000 places avait…
Auteur: Guillaume Jacquot

