Troubles neurologiques, paralysies, troubles de l’équilibre, pertes de mémoire, comas sans oublier les accidents routiers mortels… On ne compte plus les conséquences nocives de l’usage du protoxyde d’azote, le gaz bien mal nommé “hilarant”.
Depuis quelques années, l’usage détourné de ce composé chimique, disponible en toute légalité pour quelques euros, se développe chez les jeunes majeurs et les mineurs. Dans ces « soirées proto », le principe est simple. Il suffit de vider les cartouches de gaz, destinées à l’origine pour les siphons à chantilly, dans un ballon de baudruche. L’effet est immédiat mais court avec des effets qui peuvent être irrémédiables.
Sans surprise, ce jeudi, le texte de la socialiste Marion Canalès a traversé les clivages et rassemblé les sénateurs autour de cette proposition de loi visant à restreindre la vente du protoxyde d’azote aux seuls professionnels. La proposition de loi était inscrite dans « le temps transpartisan » de l’ordre du jour.
Ce n’est pas la première fois que la chambre haute s’empare de ce sujet. En 2021, le Parlement avait définitivement adopté la proposition de loi de la sénatrice centriste Valérie Létard. Un texte qui interdit la vente (dans les commerces, débits de boissons, sur Internet) de protoxyde d’azote aux mineurs, sous peine de 3 750 euros d’amende. De même, le fait de provoquer un mineur à faire un usage détourné d’un produit de consommation…
Auteur: Simon Barbarit

