Un air de déjà-vu ? Sans surprise, le Sénat a supprimé pour la seconde fois, ce lundi 11 mai, le droit à l’aide à mourir, pierre d’angle de la proposition de loi sur la fin de vie, de retour en deuxième lecture au Palais du Luxembourg. Vers minuit, après de longs débats entamés en milieu d’après-midi, les élus ont retoqué l’article 2 et la procédure d’aide à mourir pour les malades en fin de vie par 151 voix contre 118, malgré le mécanisme très contraignant que les deux rapporteurs du texte proposaient de substituer à celui initialement élaboré par Olivier Falorni, le député à l’origine de cette proposition de loi, pour tenter de rassurer les plus réticents. Le rejet de l’aide à mourir hypothèque désormais l’avenir du texte au Sénat. L’adoption d’une procédure létale, même restreinte, aurait permis d’esquisser une voie de passage, après un premier rejet en janvier dernier.
Promis par Emmanuel Macron il y a trois ans, le texte sur la fin de vie arrive au terme d’un parcours législatif houleux, notamment percuté par la dissolution et la chute du gouvernement Bayrou. Après deux lectures à l’Assemblée nationale, cette dernière ligne droite ne s’annonçait pas moins tranquille dans une Chambre haute très divisée sur la question du suicide assisté et de l’euthanasie, jusqu’au sein de la majorité sénatoriale, alliance des LR et des centristes. « Si l’article 2 n’est pas voté, c’est la version…
Auteur: Romain David

