En France, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées. La première partie de cette célèbre phrase des années 70 va-t-elle être infirmée dans les prochaines années ? C’est en tout cas le projet du sénateur de Guyane, Georges Patient. L’ancien vice-président de la chambre haute du Parlement, qui siège avec les macronistes au sein du Rassemblement des démocrates progressistes et indépendants (RDPI), défend une proposition de loi « visant à lever, dans les territoires d’outre-mer, l’interdiction de recherche, d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures ».
Le texte consiste à abroger, dans les seuls territoires ultramarins, les interdictions de recherche, d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures, qui ont été inscrits dans la loi du 30 décembre 2017, dite loi Hulot. Des exceptions existent pour les concessions qui étaient en cours. Cette loi, entrée en vigueur deux années après l’Accord de Paris sur le climat, est la traduction du plan climat de la France, qui prévoit entre autres l’arrêt progressif de la production d’hydrocarbures d’ici 2040.
Favoriser l’émergence d’un nouveau secteur d’activité dans les Outre-mer, « territoires qui sont les plus pauvres de France »
Le sénateur justifie sa proposition en partant du principe que la France sera toujours consommatrice de carburants en 2050, et « avec les mêmes problématiques de choix des pays fournisseurs et de coût pour la balance commerciale du…
Auteur: Guillaume Jacquot

