« Dans tous les quartiers, régions, un même droit à l’éducation ». Voilà un des slogans que l’on pouvait entendre dans les cortèges ayant défilé dans toute la France, hier, mardi 19 mars, lors de la journée de mobilisation des agents de la fonction publique à l’appel de huit syndicats (CFDT, CFE-CGC, CGT, FA, FO, FSU, Solidaires, UNSA). D’après la CGT, 100 000 fonctionnaires ont battu le pavé pour demander augmentations de salaires et meilleures conditions de travail.
À Paris, la tête du cortège était menée par les enseignants de Seine-Saint-Denis, le département le plus précaire de France, très mobilisés depuis plusieurs semaines, soutenus par les élèves et leurs parents. Contrairement au reste des agents de la fonction publique, les professeurs parlent peu d’augmentation de salaire et préfèrent concentrer leurs efforts sur l’amélioration des conditions d’apprentissage pour leurs élèves.
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Les enseignants de Seine-Saint-Denis, très présents à la manifestation, réclament en effet un « plan d’urgence » pour le 93. Dans la majorité des collèges et lycées du département, les infrastructures sont dégradées et le personnel éducatif manque. Morgane, professeur d’EPS, évoque les conséquences pour les élèves : « Ils perdent un an de leur scolarité à cause des non-remplacements, ces conditions d’apprentissage sont indignes. »
Je n’ai pas eu de professeur de SVT de toute l’année. Sans notes, l’algorithme Parcoursup me dévalue.
Nadine
Plus de 60 lycéens de Seine-Saint-Denis sont d’ailleurs venus soutenir la mobilisation et leurs professeurs en grève. « On se sent délaissés, nous…
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Auteur: Luna Guttierez

