Deux organisations tutélaires de la défense de la laïcité, et quatre-vingt-dix militants, dénoncent les tripatouillages ultra-droitiers du maire de Montpellier qui veut imposer aux associations une « charte de la laïcité ».
Mauvaise journée que ce mardi 22 septembre 2020, froid et automnal, pour les politiciens ségrégationnistes. On apprenait tout d’abord qu’Emmanuel Macron avait renoncé à son déplacement sur Lunel, où il comptait profiter de la mémoire lugubre des équipées syriennes de plusieurs jeunes de la localité, pour vanter son projet de loi contre le séparatisme sur des bases religieuses. Puis, peu avant midi, Michaël Delafosse, l’un de ses fervents soutiens dans ce domaine, recevait un tacle redoutable de la part de militants montpelliérains de gauche (puisqu’il en reste).
Précisément, la Ligue des Droits de l’Homme, et la Libre Pensée – deux organisations historiques tutélaires du combat laïc en France – ainsi que les Rencontres Marx (un cercle intellectuel proche du Parti communiste, lequel est par ailleurs membre de la majorité municipale de Michaël Delafosse ; enfin bon) et l’Association des Travailleurs maghrébins de France, rendaient public un appel dénonçant le ralliement du Premier magistrat montpelliérain à une supposée « Charte de la laïcité ». Ladite charte est rattachée à ce projet de loi contre le séparatisme. Cet appel réunit pour l’instant quatre-vingt-dix signataires, militants associatifs, syndicaux ou politiques, généralement de gauche.
Quand il ne réduit pas sa communication à l’exhibition des muscles de sa police municipale (via une avalanche de tweets et de posts rédigés par un membre de son cabinet, recruté dans les rangs de la droite dure et laissé en roue libre), le sherif socialo-vert montpelliérain décrète que les associations 1901…
Auteur : Le Poing
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