Dans un grand élan de silence et d’immobilisme, le monde semble souvent jouer à l’autruche , ce monde qui, face à ses responsabilités, préfère enfouir sa tête dans le sable. Le regard fuyant, la parole absente, la conscience endormie face aux crises qui secouent la planète. Aujourd’hui, cette attitude morbide se manifeste cruellement à Gaza, où la barbarie et la mort ravagent des vies innocentes, sans que la majorité ne semble vraiment vouloir voir ou agir. Cette passivité inquiétante interpelle notre humanité tout entière. Jusqu’à quand continuerons-nous à détourner le regard ? Quand cessera cette naïve croyance que l’oubli ou l’indifférence suffisent à faire disparaître la douleur ?
L’humain et l’autruche partagent un trait commun : celui de refuser d’affronter la réalité. L’autruche enfouit sa tête dans le sable, croyant ainsi échapper aux regards et aux jugements, préférant l’illusion d’une sérénité illusoire à la confrontation avec ce qui dérange. De leur côté, les individus adoptent différentes stratégies pour éviter de faire face : le silence pesant, le repli sur soi, ou encore l’effacement total de leur présence dans le tumulte du monde. Mais cette fuite, qu’elle soit collective ou personnelle, ne fait que renforcer la fracture, maintenir le statu quo, et approfondir le mal qui nous afflige.
Il est grand temps de se poser la question : jusqu’à quand continuerons-nous à détourner le regard ? Jusqu’à quand préférerons-nous fermer les yeux sur la douleur, l’injustice et la souffrance plutôt que d’affronter nos responsabilités ? Chaque jour, en évitant la vérité, nous renforçons les murs de l’indifférence, incapables de voir que cette passivité ne nous libère pas, mais nous enferme encore plus. La réalité ne disparaît pas parce que nous la fuyions, elle devient simplement plus difficile à affronter.
L’humain et le monde partagent également un triste…
Auteur: Mustapha STAMBOULI

