Le CRIF, le Consistoire, leurs membres et leurs alliés appellent à un rassemblement le dimanche 6 octobre dans les termes suivants : le dimanche 6 octobre prochain, avec l’ensemble des institutions sionistes, des organisations communautaires et des collectifs citoyens, nous organisons un grand rassemblement unitaire à Paris ; nous affirmerons notre solidarité avec le peuple et l’État d’Israël dans la guerre existentielle qu’ils mènent depuis un an, nous honorerons la mémoire des victimes du pogrom du 7 octobre et nous dénoncerons l’antisémitisme.
Cet appel installe une nouvelle fois la confusion entre Juif, sioniste, et Israélien. Il y a heureusement parmi les collectifs citoyens de ce pays bien des collectifs qui n’ont rien à voir avec cette confusion. La confusion entre l’État d’Israël sioniste et suprémaciste et sa population juive est d’autant plus mensongère qu’une partie importante de cette population, si elle n’a rompu avec le sionisme que de façon minoritaire, dénonce la politique menée par le gouvernement Netanyahou et ses alliés judéofascistes, un gouvernement qui a sacrifié délibérément les otages pour engager l’opération génocidaire dans la bande de Gaza et accentuer le colonialisme de remplacement en Cisjordanie. Jamais la population juive en Palestine n’a été aussi menacée dans son existence à terme que par cette politique. Mais comment oser parler de cette menace existentielle potentielle quand la menace existentielle pour le peuple palestinien sur le sol de Palestine est immédiate ?
Pour respecter les valeurs juives d’égalité et de dignité de tous les humains, une vie devrait valoir une autre vie. Honorer les victimes du 7 octobre sans avoir un minimum d’empathie pour les victimes à Gaza est terriblement violent et constitue un acquiescement au génocide en cours. L’utilisation du terme pogrom est inadéquat pour qualifier des meurtres de civils commis non contre des Juifs en…
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Auteur: UJFP
