A l’appel de la Coordination Rurale, plusieurs dizaines d’agriculteurs.trices ont bloqué ce mardi 12 novembre au soir les deux accès de l’usine du négociant Trilles de Maureilhan. Ce qui doit pour le syndicat servir de nouveau coup de semonce avant la reprise d’actions d’envergure nationale par les agriculteurs.trices du pays.
Plusieurs dizaines d’agricuteurs.trices, dont de nombreux viticulteurs.trices, ont monté des barrages de pneus et de grillages devant les deux entrées de l’usine du négociant Trilles de Maureilhan, tout près de Béziers. Dans leurs rangs, de nombreux membres de la Coordination Rurale de l’Hérault, à l’initiative, mais aussi des déçu.es de la FNSEA, syndicat hégémonique réputé proche du pouvoir et des intérêts de l’industrie agro-alimentaire.Le négociant Trilles est accusé par les viticulteurs.trices de la CR34 d’importer à des prix défiant toute concurrence des vins étrangers, principalement espagnols. “On a fait le guet devant le site et on a vu des citernes, on a des photos”, soutien Arnaud Poitrine, membre de la CR34, viticulteur à Cabrières à la tête d’un domaine de 20 hectares et vice-président de la coopérative L’Estabel. “Ces pratiques participent à renforcer les effets de la crise viticole sur notre revenu, en mettant une pression à la baisse sur les prix de vente de nos vins.”L’action est présentée comme un tour de chauffe avant la reprise d’actions au niveau national des agriculteurs.trices. “Peu de choses ont évolué depuis le mouvement intense de l’an dernier.“, reprend le vigneron. “Beaucoup d’exploitations sont dans le rouge niveau trésorerie, la question du revenu n’est pas réglée. On essaie de canaliser la colère, mais il faut savoir que cette fois-ci les choses risquent de se passer plus durement au vu du haut niveau de désespoir chez beaucoup…
Auteur: Le Poing

