Le Soudan et le Soudan du Sud réunis à nouveau dans l’horreur

Indépendant du Soudan voisin depuis 2011, le Soudan du Sud est en proie à une grave crise sécuritaire marquée par des affrontements intercommunautaires et des rivalités politiques, aggravés par l’afflux de réfugiés soudanais et l’interruption de la production pétrolière. La rivalité entre le président Salva Kiir et son vice-président Riek Machar fragilise l’accord de paix, faisant craindre un retour à une guerre civile de grande ampleur. 

Cette semaine, le chef des droits de l’homme de l’ONU, Volker Türk, s’est dit horrifié par les rapports de plus en plus nombreux faisant état de graves violations des droits humains dans ce pays.

Des femmes et des enfantst à Poktap, une zone touchée par le conflit dans l’État de Jonglei, au Soudan du Sud.

De possibles crimes de guerre

Au cours des 17 derniers jours, plus de 160 civils ont été tués, dont au moins 139 le 1er mars par des combattants du groupe ethnique Bul Nuer, dans la localité d’Abiemnom, au nord du pays.

Le 21 février, 21 civils ont été tués par les forces gouvernementales dans le village de Pankor, dans le comté d’Ayod (État du Jonglei), à l’est du pays. Les soldats les ont incités à se rassembler en un même lieu en leur promettant de l’aide alimentaire, avant d’ouvrir le feu sur eux. Le même jour, des soldats auraient ligoté et décapité quatre civils dans le village de Thiam.

Le 6 mars, l’armée a émis un ordre d’évacuation à l’intention de tous les civils de la ville d’Akobo, dans l’État du Jonglei, et des villages environnants, dans l’est du pays. Elle a également ordonné la fermeture et le retrait de la base opérationnelle temporaire de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS) à Akobo, ainsi que le départ d’autres agences des Nations Unies et d’ONG. La MINUSS a répondu que ses Casques bleus resteraient à Akobo afin d’assurer une présence protectrice auprès des civils. Les derniers…

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Auteur: Nations Unies FR

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