Affiches présentes aux abords du stade de la Mosson à Montpellier; (Photo de Mathieu Le Coz/Hans Lucas)
Nicolas Kssis-Martov est journaliste à So Foot et à Sport et plein air, la revue de la Fédé-ration Sportive et Gymnique du Travail (FSGT). Il est aussi l’auteur des ouvrages « LaFSGT, du sport rouge au sport populaire », « Terrains de jeux, terrains de luttes : militant.es du sport » et « Qatar, le mondial de la honte. » Pour Le Poing, il développe une critiquedu sport-business et évoque les alternatives populaires à celui-ci.
Article initialement paru dans le journal papier numéro 40 du Poing, “Un autre sport est possible” en mars 2023.
Le Poing : Les sportifs célèbres sont souvent interrogés sur des sujets de société, quand ils ne donnent pas d’eux même leur avis. Ont-ils un rôle politique ?Nicolas Ksiss-Martov : Quoiqu’on en dise, le sport est politique. Quelqu’un comme Kylian Mbappé se construit comme un grand footballeur depuis son plus jeune âge, et à ce titre, il a très tôt intégré son rôle d’influenceur. Mais même s’ils n’en ont pas, les sportif·ves professionnel·les sont amené·es à prendre position sur des sujets de société. On se rappelle que la presse était allé chercher l’avis d’Hugo Lloris sur la Coupe du Monde de foot organisée au Qatar. Au-delà des convictions de chacun.e, les athlètes représentent aussi des pays, ce qui est fondamentalement politique. On l’a vu récemment avec les athlètes russes ou israélien·nes par exemple.
Il y a un discours de plus en plus inclusif de la part des instances du sport professionnel. Y compris dans des circonstances qui peuvent étonner, comme cette Coupe du Monde du Qatar tant dénoncée. Véritables évolutions dans les institutions du sport professionnel, ou poudre aux yeux ? Le Comité International Olympique (CIO) ou la FIFA utilisent beaucoup de beaux discours sur le handicap, le racisme, les…
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Auteur: Le Poing

