« Aujourd’hui, le Sri Lanka a l’occasion de rompre avec le passé, les dirigeants s’engageant à prendre une nouvelle direction sur des questions de longue date, notamment en rendant justice aux victimes, en rétablissant l’Etat de droit et en éliminant la discrimination et la politique de division », a déclaré, dans un communiqué, le chef des droits de l’homme de l’ONU, Volker Türk.
Selon le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH), Colombo a maintenant besoin d’une feuille de route complète pour traduire ces engagements en résultats.
Ce processus devrait commencer par une reconnaissance claire et officielle des violations, des abus et des crimes qui ont été commis, y compris pendant la guerre civile, de la responsabilité de l’État et des forces de sécurité, ainsi que des groupes armés non étatiques tels que les Tigres de libération de l’Eelam tamoul (LTTE).
« Comme j’ai pu le constater de mes propres yeux lors de ma visite au Sri Lanka, la douleur et la souffrance des victimes restent palpables et leurs demandes de vérité et de justice doivent être prises en compte ».
Abrogation de la loi sur la prévention du terrorisme
Le document a été publié peu après la visite officielle du Haut-Commissaire dans le pays.
Saluant l’initiative du gouvernement visant à créer un bureau indépendant du procureur général, le HCDH recommande la mise en place d’un mécanisme judiciaire spécialisé, comprenant un conseiller spécial indépendant, chargé de traiter les cas de violations graves des droits de l’homme et de violations graves du droit international humanitaire.
Il appelle également à la libération des terres détenues par l’armée dans le nord et l’est du pays, à l’abrogation de la loi sur la prévention du terrorisme et à la libération des prisonniers détenus depuis longtemps en vertu de cette loi, dont certains ont déjà purgé des peines de plusieurs décennies.
Le rapport…
Auteur: Nations Unies FR

