Le stade de foot, laboratoire de la surveillance des foules

À Brest, ce 7 avril, c’est jour de match. Par petits groupes, des supporters remontent à pied la rue Jean-Jaurès, l’écharpe rouge et blanche enroulée autour du cou ou nouée autour du poing. Ils se dirigent vers le stade Francis-Le Blé, maison de l’équipe locale située en centre-ville, entre des immeubles d’habitation et une cité scolaire.

Quand les Ty-Zefs jouent à domicile, les fans occupent la rue de Quimper, fermée à la circulation pour l’occasion, et se retrouvent entre les entrées du stade, où commencent les fouilles, et le Pénalty, bar mythique où se joue la 3e mi-temps. Des policiers en faction ne bougent pas de leur véhicule et dévisagent les arrivants, notamment pour repérer les éventuels interdits de stade. Dans l’enceinte sportive, les caméras scrutent les files d’attente de supporters, mais se braquent surtout sur la « RDK » (pour Route de Kemper), tribune réservée aux Celtic Ultras et Ultras brestois. Le stade Francis-Le Blé n’échappe pas au jeu d’équilibriste auquel doit se livrer un organisateur de match professionnel. Il faut vendre des billets et sécuriser le public sans sacrifier la convivialité.


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Sorti de terre en 1922, le stade populaire est sur le point d’être enterré par l’Arkéa Park, du nom de la banque bretonne qui cofinance le projet. La nouvelle maison du Stade brestois 29 (SB29) se situera au Froutven, une zone commerciale à Guipavas, une commune limitrophe. Cette nouvelle enceinte n’accueillera pas nécessairement plus de supporters, le nombre de places restant à 15 000, mais permettra d’engranger davantage d’argent pour le club et ses recrutements. Prévu pour 2027, il rejoindra la cohorte des stades de périphérie, aux airs…

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Auteur: Romain Haillard