Le syndrome « congrès de Tours »

La gauche est-elle condamnée à rejouer éternellement le congrès de Tours ? En décembre 1920, quand eut lieu le grand schisme au sein de la gauche française entre communistes et socialistes, la situation n’avait pourtant rien de commun avec aujourd’hui, et les acteurs étaient tout autres. Il n’empêche ! On retrouve la même ligne de fracture entre « révolutionnaires » (on parle plus volontiers de « radicaux ») et « réformistes ». Les uns ne voulant aucun compromis et préconisant une stratégie du « tout ou rien » illustrée par le discours empressé de Jean-Luc Mélenchon au soir du second tour des législatives, le 7 juillet ; les autres collant plus ou moins au discours des premiers pour ne pas laisser paraître leur scepticisme. L’antagonisme devenant jour après jour de plus en plus évident autour de la désignation d’un candidat de gauche pour Matignon.

L’objectif plus ou moins avoué est de provoquer un blocage qui conduira rapidement à une présidentielle anticipée.

Contrairement à ce que beaucoup de commentaires ont laissé entendre, ce n’est pas « la gauche » qui ne parvenait pas à s’accorder, ce sont deux conceptions radicalement différentes qui se sont affrontées. L’une, bravache, claironnant sa volonté d’appliquer « tout le programme » du Nouveau Front populaire, sans considération d’une réalité institutionnelle qui, à l’évidence, rendait impossible ce projet ; l’autre, terrorisée à l’idée d’être, une fois de plus, étiquetée « sociale-traître ». Les socialistes avaient tout de même fini par sortir de leur chapeau (avec l’accord du PCF et des Verts) le nom de Laurence Tubiana, qui s’est immédiatement heurtée au refus de LFI qui l’avait décrétée « Macron-compatible ».


Sur le…

La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Denis Sieffert

Pour l’actu indépendante

🌍 Soutenez l’info libre. Gardez OnePlanète vivant et sans pub
→ ko-fi.com/oneplanetecom

Buy Me a Coffee at ko-fi.com