Dans la caverne des médias
Il m’est impossible d’écrire autrement que je ne pense. Chaque mot que je trace est un souffle de résistance, un refus de céder à ce vertige collectif qui nous saisit. Autour de moi, tout semble immobile, hypnotisé. Tant de citoyens, souvent peu informés, répètent sans ciller les éléments de langage imposés par les flux médiatiques dominants. Comme des girouettes bercées par des images calibrées, ils tanguent, s’indignent parfois – apeurés, silencieux ensuite, puis à nouveau muets. Débordés par ces déferlements de mensonges et de prétendues vérités, privés de sens critique, ils se noient. Ils n’ont pas le temps, veulent vivre, ou tout au moins survivre. Alors, dans un dernier souffle, ils s’abandonnent inexorablement aux flots du mainstream ambiant.
Tout ce que nous croyions connaître de la réalité est filtré, tronqué, orchestré. Toute nuance est effacée. Tenter de parler de paix ou d’origine alternative d’un conflit, et vous êtes immédiatement ostracisé, disqualifié, accusé de complotisme. Nous sommes dans une caverne moderne, où les chaînes sont invisibles mais tangibles, où la manipulation se fait douce et implacable.
L’ombre de l’État profond
L’État profond n’est pas une cabale de silhouettes masquées se réunissant dans une arrière-salle. C’est un réseau permanent, universel, souple et agile, agissant avec une sournoiserie totale. Cet écosystème de pouvoirs interconnectés – financier, médiatique, industriel – organise nos sociétés en dehors des figures politiques officiellement désignées. Ses élites non élues, parfois discrètes, méconnues, parfois publiques et même célèbres, n’ont qu’une conduite : privilégier leurs intérêts, sans altruisme ni bienveillance pour les peuples, considérés comme quantité négligeable et recyclable.
Pressions sur les médias, directives numériques, financements d’ONG, lobbys, orientations…
Auteur: Cassandre G

